Tag Archives: Villes

Esala Perahera à Kandy

29 Juil

De retour à Kandy pour la plus grande fête annuelle de l’île : l’Esala Perahera (Fête en l’honneur de la dent sacrée de Bouddha). Durant 10 jours (Du 22 juillet au 2 août), la ville est en pleine effervescence, et cela jusqu’à la pleine lune, le 2 août.

Comme à Katagarama, un cortège défile dans les rues de la ville sauf que celui-ci est bien plus important : des milliers de danseurs, jongleurs de feu, musiciens, percussionnistes et de nombreux éléphants (apparemment une centaine) parés de tuniques décorées de pierres précieuses et de guirlandes électriques (oui, c’est un peu bizarre le coup des guirlandes…).

La ville est bondée et les Sri Lankais s’assoient sur le sol dès le début d’après-midi, il est impossible de marcher sur les trottoirs alors que le spectacle ne commence qu’à 20h30… Nous prenons place vers 19h, debout derrière eux, l’attente est longue surtout que nous ne sommes pas à la sortie du temple où débute la procession. Les gens sont agglutinés les uns contre les autres, certains tentent de forcer le passage, ce n’est pas très agréable.

Après deux d’attente, le cortège arrive enfin… Nous sommes un peu déçus, nous ne voyons pas très bien. Nous apercevons entre deux têtes : les claqueurs de fouet, jongleurs de feu, danseurs, porteurs de drapeaux aux bandes multicolores (les couleurs du bouddhisme) mais pas aussi bien qu’à Katagarama où nous étions finalement aux premières loges…  Une heure plus tard, nous repérons enfin la fameuse relique de la dent de Bouddha qui repose sur un majestueux éléphant somptueusement décoré. Nous nous attardons pas, nous décidons de rentrer, la foule est trop oppressante. Et nous regrettons un peu de ne pas avoir acheté une place dans les gradins…

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Nuwara Eliya

27 Juil

Dernière étape dans les montages : Nuwara Eliya, une petite ville estivale très prisée par les colons britanniques à l’époque et l’est aussi aujourd’hui par les Sri Lankais où certains d’entre eux (les plus fortunés) viennent jouer au golf, parier lors des courses hippiques, etc…

Située à environ 1900m d’altitude, le  climat y est encore plus frais : entre 10 et 20°C. Le pull est d’ailleurs de rigueur à la tombée de la nuit. Et qu’est-ce que c’est agréable !

L’atmosphère est restée très british à certains endroits dans la ville, on y retrouve quelques maisons en briques rouge, des villas de style tudor, de beaux jardins à l’anglaise, un golf, un hippodrome, etc…

On fait quelques passages éclairs dans les hôtels les plus classes de la ville (et aussi vestiges de la colonisation) en se faisant passer pour de potentiel clients (Pourtant pas trop le style en look backpackers) pour visiter les salons, bibliothèques et salles de réception.

Puis, nous allons visiter la fabrique de thé de San Pedro, à quelques à l’extérieur de la ville mais celle-ci ne fonctionne pas en journée, c’est dommage. On nous fournit tout de même quelques explications sur le processus de flétrissage, roulage, fermentation et séchage mais sans les feuilles c’est un peu moins intéressant….

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Trincomalee

13 Juil

Direction la région de Trincomalee, la capitale de la Province de l’Est.

Nous sommes désormais au cœur de la culture tamoule et où ont lieu malheureusement les terribles massacres lors de la guerre civile qui ont opposé pendant près de 26 ans, l’armée sri-lankaise aux séparatistes tamouls, les Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE) qui combattaient pour un Etat tamoul indépendant. Lors de notre passage, rien ne laisse présager qu’il y a eu la guerre ces dernières années à part la forte présence de militaires.

Nous nous posons à Uppuveli, à 6/7 km de Trincomalee, une charmante petite plage bordée de quelques cocotiers et hôtels sur la plage. C’est tranquille. Les touristes commencent à affluer à cette saison, les hôtels sont souvent complets. Nous nous posons donc dans les terres, rien de paradisiaque mais ça nous conviendra pour 3 jours. Le tourisme semble se développer à nouveau dans la région après la guerre et le tsunami de 2004. Ce dernier est à peine visible, on peut entrapercevoir quelques maisons détruites et abandonnées… Nous n’osons pas trop en parler avec les locaux car nous savons que beaucoup d’entre eux ont perdu des proches…

Nous ferons un petit tour à Nilaveli, une autre plage à 7/8 km d’Uppuveli. Selon, le Lonley Planet, cela serait la plage la plus paradisiaque du pays. Nous allons donc voir par nous-même. Déception…  Celle-ci ressemble fortement à Uppuveli et est bordée par une base militaire…

Le dimanche, on fera un petit tour à un temple indou entre Uppuveli et Navali et à Trincomalee.

On s’arrête d’abord, au temple hindou de Pathiracali Ambal, dédié à Shakti, la « déesse Mère ». Par chance, nous avons la chance d’assister à un mariage tamoul. Les mariés sont splendides et charmants. Ils nous font des petits signes pour qu’on vienne personnellement les prendre en photo.

Nous nous baladons dans le Fort Frederick, un vieux fort hollandais situé sur une péninsule à l’Est au Nord du centre-ville. Il y a encore une présence militaire mais celui-ci est libre d’accès. De nombreux pèlerins y passent pour accéder au temple hindou de Koneswaram, un des plus vénérés du Sri Lanka surplombant la mer au bout de la péninsule.

Nous apercevons de nombreux petits berceaux  et drapeaux accrochés dans les arbres surplombant la mer, ils sembleraient qu’ils soient installés par des femmes ayant des problèmes de fécondité. Puis certains hommes brisent des noix de coco : leurs vœux seront réalisés si celles-ci sont cassées en une seule fois.

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Ubud

23 Juin

Direction Ubud, le poumon artistique et culturel de l’île de Bali.

Dès notre arrivée à Ubud, nous tombons sous le charme de la ville ou de l’île de Bali… L’atmosphère qui y règne est vraiment très particulière (En même temps, c’est aussi notre 1er réel arrêt à Bali, nous y avions fait que passer la 1ère fois pour rejoindre les îles Gili). On découvre une ville tournée vers le tourisme avec de nombreuses galeries d’art, boutiques, Spa, etc. Tout pour se laisser tenter…

Dès le soir même de notre arrivée, nous essayons de nous plonger dans la culture balinaise en allant voir un spectacle de danse traditionnelle. Il existe plusieurs types de danse. Difficile de choisir parmi tous les spectacles proposés en ville. On se laisse finalement séduire par le lieu, le Water Palace et nous allons voir une danse Lelong. Les hommes, disposés en arcs de cercles jouent différents instruments (flûtes, percussions, gongs  et métallophones), puis les danseurs entrent en scène et s’expriment par des mouvements très précis de la tête, des yeux, cela ressemble un peu à du théâtre dansé. Nous ne sommes pas mécontents de notre choix, le timing est parfait, une petite heure et pas le temps de s’endormir 😉

Le lendemain matin, nous troquons l’appel à la Mosquée par les chants des coqs à 5h du mat’ (Ils en ont tous chez eux). Difficile de dormir en Indonésie…  Au passage, j’aurai bien égorgé celui du voisin !

On en apprend un peu plus sur la religion à Bali. Sur cette île, ils sont principalement hindouistes ou plutôt, ils pratiquent l’hindouisme de Dharma, une loi régissant l’ordre des êtres et des choses. Un mélange en quelque sorte de rites hindouistes, de croyances bouddhistes et animistes.

Difficile de ne pas l’occulter, il y a des temples partout dans la ville, des autels dédiés aux ancêtres et gardiens des lieux dans chaque maison, les rizières aux alentours, etc… et le quotidien des Balinais semble rythmé par des rituels. Tous les matins, les femmes déposent à même le sol de leur maison, magasin, restaurant, hôtel, des petites corbeilles tressées en feuilles de palmiers garnies de grains de riz, pétales de fleurs, argent et encens, etc. Elles auraient pour vocation de remercier les dieux et d’apaiser les démons. Nous sommes impressionnés par le temps qu’elles prennent à confectionner ces offrandes.

Le lendemain matin, quelques hommes et enfants vêtus de blancs marchant dans la rue et dans la même direction nous interpellent. Une cérémonie religieuse se prépare  à un des temples plus loin en contrebas. Nous enfilons un sarong et nous glissons dans la foule. A  priori, nous sommes chanceux car cette procession religieuse a lieu uniquement deux fois par an. Nous nous postons à l’entrée du temple et observons le défilé. Les femmes sortent en premier avec un panier d’offrandes sur leurs têtes, puis les hommes suivent avec des masques… Une fois, la procession terminée, nous allons jeter un œil au temple, celui-ci est recouvert d’offrandes en tout genre : fruits, canards séchés, œufs, fleurs, encens, etc…

En d’après-midi, on fera un petit détour par la Monkey Forest à l’extrémité de la ville. Les singes sont là à attendre qu’on leur donne quelques bananes. Certains n’hésitent à nous grimper dessus pour venir récupérer les bouts de pain dans nos mains ! Sous nos yeux, certains touristes se font piquer leur bouteille d’eau…  Malgré tout en jouant avec eux, cela nous a valu deux petites morsures mais sans gravité.

Le soir, on en profite pour aller se faire masser pour quelques euros dans un des centres de massages sans prétention. Un des meilleurs massages de notre voyage. Du bonheur !

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Yogyakarta

11 Juin

Après une petite halte à Jakarta où nous étions venus retrouver un ami de Seb qui ne sera malheureusement pas là et allés au Stadium, une des boites de nuit préférées de Seb où finalement je n’irai pas (suite à la rencontre avec des locaux et expat’ qui m’ont fait un peu peur sur le sujet à cause de descentes de flics fréquentes là-bas),  nous partirons pour Yoga.

Nous ferons malgré tout la tournée des bars et des boites de nuit de Jakarta mais nous hibernerons la majorité du temps au JW Mariott, un hôtel 5 étoiles que Seb réservera avec ses points memberships. C’est bon le luxe surtout quand il est gratuit ! Seb sera quand même déçu car il ne vaut pas le Shangri La, l’hôtel où il avait l’habitude de résider quand il venait pour le travail ici. Comment peut-il se plaindre après ces mois de backpackers et de nuit dans des dorms ou chambres plus que basiques. Enfin les hommes sont parfois difficiles à comprendre !

Retour rapide à la réalité du voyage avec le train de nuit en place assise (les trains couchettes n’existent pas) que nous prenons pour rejoindre Yogyakarta, une des plus grosses villes d’Indonésie. Par chance, peu de monde, nous pouvons nous allonger. Enfin… La tête calée sur l’accoudoir et les jambes en l’air en essayant de surveiller les sacs autant que possible. Autant vous dire que la nuit est courte !

Arrivés à 4h30, nous faisons une petite sieste avant de partir explorer la ville : le palais Kraton, les fabriques de batiks (technique d’impression d’étoffes) et ses centres d’arts et de marionnettes.

Le Lendemain,  nous partons aux aurores à la découverte d’un des plus grands monuments bouddhiste au monde, le temple Borobudur et le temple hindouiste Prambanan à 15 km de Yogyakarta.

Nous arrivons à Borodudur à 6h du matin, celui-ci est encore bien embrumé. Quelques touristes sont déjà là pour prendre les premiers clichés avec le lever du soleil. Depuis l’allée principale, on découvre cet énorme temple construit sur 3 niveaux : une base pyramidale comprenant cinq terrasses carrées, surmontée de 3 plates-formes circulaires et couronnée d’un impressionnant stupa. Sa particularité, ce sont les 72 stupas ajourés abritant des petites statues de Bouddha. Le temple a été classé comme site au Patrimoine l’UNESCO en 1991.

Construit au VIII et XIXème siècle à l’apogée de la dynastie Sailendra dans le centre de Java. Redécouvert en 1814 par le gouverneur britannique, Thomas Stamford Raffles (le fondateur de Singapour), celui-ci était totalement à l’abandon, caché durant des siècles sous des couches de cendres volcaniques et la végétation. Personne ne sait vraiment pourquoi il a été abandonné… Série d’éruptions volcaniques ? Conversion de la population à l’Islam au XVème siècle ? Déplacement du pouvoir local ?

Nous filons ensuite à Prambanan à 15 km de Yoyakarta. Ce temple indou est malheureusement moins bien conservé, celui-ci a été fortement affecté lors d’un tremblement de terre en 2006.

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Malacca

25 Mai

Après 2h de vol, nous atterrissons à l’aéroport de Kula Lumpur et réservons directement notre bus pour Malacca depuis l’aéroport. On se réserve la visite de Kuala Lumpur pour le retour. Seb qui est en manque cruel de viande se fait un arrêt au Mac Do pour manger un Big Mac (Le Mac Do n’existait pas au Vietnam ou du moins on ne l’a pas vu).

Nous arrivons à Malacca en fin d’après-midi, nous posons nos backpacks dans une guesthouse qui  ne paie pas trop de mine. L’hôtellerie est un peu plus chère qu’au Vietnam et moins bien…  On retrouve donc nos chères et tendres « share bathroom » et certainement les dortoirs les jours à venir…

Nous partons ensuite à la découverte du quartier chinois, le vieux quartier colonial. Nous sommes chanceux, c’est le marché du weekend, une aubaine pour découvrir les différentes spécialités de Malacca. En se baladant en ville, nous sommes surpris par la gentillesse des gens (ils n’ont rien à nous vendre), nous sommes encore un peu désorientés, nous cherchons les scooters lorsque nous traversons la rue mais il y en a quasiment pas (tellement moins stressant). Par contre, il y a les trishaws ! Et ceux-là, nous amusent beaucoup ! Décorés de fleurs synthétiques et guirlandes électriques, ils se baladent un peu partout dans la ville au rythme de leurs basses (eh oui, ils ont une sono intégrée à la carriole !)

Malacca, une ville cosmopolite avec la présence de quartiers multiethniques et où plusieurs religions cohabitent ensemble en toute sérénité. On retrouve : les mosquées, temples bouddhistes, taoïstes, églises, hindous et sikhs. Malacca accueille aussi la communauté Baba Nyonya, issue d’un mariage chinois et malais. Ça fait un sacré mélange quand tout le monde se balade ensemble !

Le lendemain, nous allons découvrir l’héritage culturel de la ville (riche d’un passé colonial puisque les Portugais, les Hollandais puis les Anglais s’y sont succédés depuis le XIVème siècle) en commençant par l’église St. Paul construite par les Portuguais en 1521. Puis, nous redescendons par le cimetière Hollandais avant d’arriver sur la petite place rouge avec sa charmante petite église rouge anglicane.

Nous longeons ensuite la rivière jusqu’au « Little India », c’est la fête aussi ici, il y a de nombreux stands de vêtements, musique et nourriture indienne. Nous en profitons pour manger quelques Pakura (A tomber par terre). Quelques « sikhs » nous proposent de rentrer dans leur temple et y manger gratuitement en contrepartie d’une donation, malheureusement, nous ne sommes pas assez couverts pour y rentrer.

A 20h, nous tentons de manger le fameux Satay Celoupe au restaurant le Capital Satay mais à notre grande surprise, ce restaurant est très prisé, il y a une queue de 100m sur le trottoir (soit 2h de queue ! On nous conseille de venir à 17h à l’ouverture). Tant pis pour nous nous partons demain pour Pulau Tioman.

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Ho Chi Minh City (Saigon)

21 Mai

Nous arrivons en fin de matinée à Saigon dans le District 1, rue De Tham où nous nous faisons rabattre. Nous posons nos affaires dans une petite guesthouse que nous n’aurions jamais pu trouver par nous-même dans une étroite ruelle derrière la rue principale. Puis, direction le Remnant War Museum en moto taxi (pas très rassurant même si le chauffeur conduit lentement). On y apprend toutes les horreurs commises par les US durant de nombreuses années. On vous passe les photos gens déformés par l’agent orange… Un musée assez difficile.

Nous nous dirigeons ensuite vers la cathédrale et l’ancienne poste (charpente métallique conçue par Gustave Eiffel). Nous tentons de trouver une petite gargote au bord du Mékong pour se prendre un café mais ils ont encore fumé sur les prix (3 fois le prix). Nous rentrons donc doucement en direction de l’hôtel en passant par le marché… Pas de bol, celui-ci ferme. On achète malgré tout quelques fruits sur le passage : fruits du dragon et mangoustans.

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