Tag Archives: Patrimoine Mondial de l’UNESCO

Anuradhapura

9 Juil

Petite balade à Mihintale (à une dizaine de km d’Anuradhapura),  où aurait eu lieu la fameuse rencontre entre le roi de Lanka et des émissaires bouddhistes qui auraient importé le bouddhisme dans l’île (IIIème siècle avant J-C.). Le site serait né de la commémoration de cette rencontre et on y aurait fondé le plus ancien stûpa de l’île.

Le lendemain, on se loue des vélos pour visiter la cité sacrée d’Anuradhapura créée autour de «l’arbre de l’illumination», le «figuier» de Bouddha dont la bouture aurait été rapportée d’Inde par le fondateur d’un ordre bouddhiste, Sanghamitta. La capitale politique et religieuse fut abandonnée après une invasion en 993 après J.-C. Celle-ci a longtemps été cachée par une épaisse jungle.

On commence donc la visite par l’arbre sacré, le Sri Maha Bodhi. Puis, les ruines du Palais de Bronze où ils ne restent que les colonnes de cette immense palais. On se dirige ensuite vers la Dagoba de Ruwanweliseya. Un magnifique dagoba blanc cerné d’un mur où figurent des centaines d’éléphants serrés les uns contre les autres. On reprend ensuite les bicyclettes et direction le sud de la ville, le temps de visiter Isurumuni, un petit temple troglodyte qui abrite quelques sculptures datant du IIIe siècle av. J.-C. La sculpture la plus populaire est celle  des « Amants», qui représente le Prince Saliya, fils du grand roi Dutugamunu, et sa maîtresse, Asokamala. Par amour, il a renoncé au trône pour l’épouser, elle appartenait à une caste inférieure. On longe ensuite le réservoir et tentons  maintenant de rejoindre le cœur de la citadelle en essayant de passer à travers les différents postes de garde. Etant donné que le site est très étendu, il est assez facile de passer à travers les mailles du filet et de ne pas avoir à payer les 25$ par tête. On passe donc devant le Dagoba de Thuparama, le plus vieux du Sri Lanka. Il aurait été érigé pour contenir la clavicule droite de Bouddha. On continue de se balader au milieu de ruines, certaines n’en valent pas vraiment la peine, ils ne restent que les fondations, c’est dommage. Un peu plus loin, on se fera courser par une pseudo garde, mais on continuera notre trajet sans s’arrêter (oui, c’est moche !) C’est aussi en demandant notre chemin pour revenir en ville que nous nous ferons quasi contrôler. On leur expliquera que nous nous sommes perdus…

Et enfin on passera par le gigantesque Dagoba Jetavanarama. Autrefois, il devait atteindre plus de 100 mètres mais n’en mesure plus que 80 m aujourd’hui. Lors de son édification au IIIème siècle avt. JC., il s’agissait du troisième plus haut monument au monde, après les deux principales pyramides d’Égypte.

Voilà une bonne journée passée sous un soleil torride.

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Dambulla & Sigiriya

6 Juil

Nous partons en direction de Dambulla, étape intermédiaire de quelques heures (le temps de visiter les temples troglodytes) avant de rejoindre Sigiriya, le fameux « Rocher du Lion ».

Voyager à bord des bus sri lankais est une expérience pour seulement quelques centimes d’euros le trajet (100 km coûte environ 1€…). Musique sri lankaise à fond la caisse, guirlandes électriques à l’avant du bus ornant les icônes religieuses et tous les froufrous qui vont avec… Sans oublier, les chauffeurs de bus qui roulent comme des dératés. Et enfin, un maximum d’aération avec les fenêtres ouvertes pour mieux ‘’bouffer’’ de la poussière… Résultat, nous sommes tous noirs.

Après 2 petites heures de bus, on s’arrête donc à Dambulla, un monastère composé 5 grottes en haut d’une colline datant du 1er siècle avt. JC et accueille 157 représentations de Bouddha. Les peintures murales recouvrant le plafond des temples sont justes superbes et incroyablement bien conservées.

On reprend ensuite le bus en direction de Sigiriya. On nous lâche à nouveau sur le bord de la route et posons nos affaires dans une petite guesthouse avec vue sur le fameux rocher (370 m de haut) aux parois abruptes  qui sort de nulle part et domine la jungle. Quelques ruines d’une citadelle subsistent en haut du rocher.

Le panorama est magnifique mais on déchante un peu lorsqu’on apprend le prix du ticket d’entrée… 30$ par personne ! Encore l’année dernière, il existait un billet forfaitaire à 50$ pour visiter les 3 plus gros sites culturels du Sri Lanka mais celui-ci n’existe plus, maintenant, il faut sortir entre 25 et 30$ par site et par personne. Ça nous calme un peu… Seb m’attendra en bas pendant que j’irai visiter seule le rocher.

La visite commence par les jardins royaux qui se composent de jardins d’eau, jardins de pierres et jardins en terrasses. Puis, il faut emprunter une série d’escaliers en colimaçon menant à une galerie aménagée dans la paroi rocheuse où il est possible d’admirer de superbes fresques : les Demoiselles de Sigiriya à moitié dénudées. Elles sembleraient dater du Vème siècle, elles sont magnifiques surtout avec la lumière du coucher du soleil. Puis, direction  »mur du miroir » où un guide me montre quelques écritures en cinghalais sur un mur dont certains dateraient de plusieurs siècles.  J’arrive ensuite aux fameuses pattes du Lion (elles ont donné le nom au rocher) où autrefois, un gigantesque lion en brique devait être assis à l’extrémité du rocher.  J’enfile une tenue d’apiculteur pour faire l’ascension du rocher, quelques essaims de guêpes se sont installées sur la paroi du rocher et attaquent régulièrement les visiteurs lors de leur montée… Et me voilà, tout en haut ! La vue est très jolie mais il ne reste plus grand-chose, seulement quelques ruines.

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Yogyakarta

11 Juin

Après une petite halte à Jakarta où nous étions venus retrouver un ami de Seb qui ne sera malheureusement pas là et allés au Stadium, une des boites de nuit préférées de Seb où finalement je n’irai pas (suite à la rencontre avec des locaux et expat’ qui m’ont fait un peu peur sur le sujet à cause de descentes de flics fréquentes là-bas),  nous partirons pour Yoga.

Nous ferons malgré tout la tournée des bars et des boites de nuit de Jakarta mais nous hibernerons la majorité du temps au JW Mariott, un hôtel 5 étoiles que Seb réservera avec ses points memberships. C’est bon le luxe surtout quand il est gratuit ! Seb sera quand même déçu car il ne vaut pas le Shangri La, l’hôtel où il avait l’habitude de résider quand il venait pour le travail ici. Comment peut-il se plaindre après ces mois de backpackers et de nuit dans des dorms ou chambres plus que basiques. Enfin les hommes sont parfois difficiles à comprendre !

Retour rapide à la réalité du voyage avec le train de nuit en place assise (les trains couchettes n’existent pas) que nous prenons pour rejoindre Yogyakarta, une des plus grosses villes d’Indonésie. Par chance, peu de monde, nous pouvons nous allonger. Enfin… La tête calée sur l’accoudoir et les jambes en l’air en essayant de surveiller les sacs autant que possible. Autant vous dire que la nuit est courte !

Arrivés à 4h30, nous faisons une petite sieste avant de partir explorer la ville : le palais Kraton, les fabriques de batiks (technique d’impression d’étoffes) et ses centres d’arts et de marionnettes.

Le Lendemain,  nous partons aux aurores à la découverte d’un des plus grands monuments bouddhiste au monde, le temple Borobudur et le temple hindouiste Prambanan à 15 km de Yogyakarta.

Nous arrivons à Borodudur à 6h du matin, celui-ci est encore bien embrumé. Quelques touristes sont déjà là pour prendre les premiers clichés avec le lever du soleil. Depuis l’allée principale, on découvre cet énorme temple construit sur 3 niveaux : une base pyramidale comprenant cinq terrasses carrées, surmontée de 3 plates-formes circulaires et couronnée d’un impressionnant stupa. Sa particularité, ce sont les 72 stupas ajourés abritant des petites statues de Bouddha. Le temple a été classé comme site au Patrimoine l’UNESCO en 1991.

Construit au VIII et XIXème siècle à l’apogée de la dynastie Sailendra dans le centre de Java. Redécouvert en 1814 par le gouverneur britannique, Thomas Stamford Raffles (le fondateur de Singapour), celui-ci était totalement à l’abandon, caché durant des siècles sous des couches de cendres volcaniques et la végétation. Personne ne sait vraiment pourquoi il a été abandonné… Série d’éruptions volcaniques ? Conversion de la population à l’Islam au XVème siècle ? Déplacement du pouvoir local ?

Nous filons ensuite à Prambanan à 15 km de Yoyakarta. Ce temple indou est malheureusement moins bien conservé, celui-ci a été fortement affecté lors d’un tremblement de terre en 2006.

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Malacca

25 Mai

Après 2h de vol, nous atterrissons à l’aéroport de Kula Lumpur et réservons directement notre bus pour Malacca depuis l’aéroport. On se réserve la visite de Kuala Lumpur pour le retour. Seb qui est en manque cruel de viande se fait un arrêt au Mac Do pour manger un Big Mac (Le Mac Do n’existait pas au Vietnam ou du moins on ne l’a pas vu).

Nous arrivons à Malacca en fin d’après-midi, nous posons nos backpacks dans une guesthouse qui  ne paie pas trop de mine. L’hôtellerie est un peu plus chère qu’au Vietnam et moins bien…  On retrouve donc nos chères et tendres « share bathroom » et certainement les dortoirs les jours à venir…

Nous partons ensuite à la découverte du quartier chinois, le vieux quartier colonial. Nous sommes chanceux, c’est le marché du weekend, une aubaine pour découvrir les différentes spécialités de Malacca. En se baladant en ville, nous sommes surpris par la gentillesse des gens (ils n’ont rien à nous vendre), nous sommes encore un peu désorientés, nous cherchons les scooters lorsque nous traversons la rue mais il y en a quasiment pas (tellement moins stressant). Par contre, il y a les trishaws ! Et ceux-là, nous amusent beaucoup ! Décorés de fleurs synthétiques et guirlandes électriques, ils se baladent un peu partout dans la ville au rythme de leurs basses (eh oui, ils ont une sono intégrée à la carriole !)

Malacca, une ville cosmopolite avec la présence de quartiers multiethniques et où plusieurs religions cohabitent ensemble en toute sérénité. On retrouve : les mosquées, temples bouddhistes, taoïstes, églises, hindous et sikhs. Malacca accueille aussi la communauté Baba Nyonya, issue d’un mariage chinois et malais. Ça fait un sacré mélange quand tout le monde se balade ensemble !

Le lendemain, nous allons découvrir l’héritage culturel de la ville (riche d’un passé colonial puisque les Portugais, les Hollandais puis les Anglais s’y sont succédés depuis le XIVème siècle) en commençant par l’église St. Paul construite par les Portuguais en 1521. Puis, nous redescendons par le cimetière Hollandais avant d’arriver sur la petite place rouge avec sa charmante petite église rouge anglicane.

Nous longeons ensuite la rivière jusqu’au « Little India », c’est la fête aussi ici, il y a de nombreux stands de vêtements, musique et nourriture indienne. Nous en profitons pour manger quelques Pakura (A tomber par terre). Quelques « sikhs » nous proposent de rentrer dans leur temple et y manger gratuitement en contrepartie d’une donation, malheureusement, nous ne sommes pas assez couverts pour y rentrer.

A 20h, nous tentons de manger le fameux Satay Celoupe au restaurant le Capital Satay mais à notre grande surprise, ce restaurant est très prisé, il y a une queue de 100m sur le trottoir (soit 2h de queue ! On nous conseille de venir à 17h à l’ouverture). Tant pis pour nous nous partons demain pour Pulau Tioman.

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Halong Bay

11 Mai

Impossible de venir au Vietnam sans passer par la Baie d’Halong ! Difficile de faire son choix parmi toutes les croisières proposées par les agences de voyage…  Mais finalement, nous avons été très chanceux. Durant notre voyage, nous avons rencontré un couple de Français, Mickael et Estelle (que nous avions croisés à la frontière Laos-Vietnam ainsi qu’à Hoi An) qui nous ont proposé de les rejoindre à Cat bat, une des principales iles de la baie d’Halong (un peu moins touristique) pour louer un bateau avec leurs amis.

Au programme : canoë, bronzette sur le pont, exploration de criques, grottes, nuit à la belle étoile, quelques petits plongeons et bien sûr la fête !

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Hoi An

28 Avr

Nous décidons de passer le weekend du 1er mai (aussi férié pour les Vietnamiens) à Hoi An à 150 km de Hué). Un coup de cœur pour cette charmante petite ville côtière qui a su préserver son architecture traditionnelle : anciennes maisons basses aux façades colorées et aux balcons en bois. Le soir, c’est assez féerique, les rues et maisons sont décorées de lampions de toutes les couleurs, nous avons l’impression de remonter dans le temps.

Hoi Han est aussi très touristique, on retrouve un bon nombre de boutiques de souvenirs. Lorsque l’on se balade en ville, il est difficile de ne pas se faire aborder par les commerçants «  «Hello, buy something ? », « Cold water ? », « Boat for one hour ? », You want a motorbike ? », “Eat something?” et j’en passe, c’est parfois épuisant….

Hoi An… Un paradis pour les filles ! La ville est connue pour ses tailleurs sur mesure, il y en a à tous les coins de rue. Il est très facile de se faire confectionner une robe sur mesure pour quasiment rien (entre 15 et 25€). Ils reproduisent tout… même les robes de couturiers (sur photo) et en un temps record. Et, pareil pour les chaussures, quelques modèles sont présentés en magasins, puis possibilité de faire ses créations. Nous n’avons pas craqué même si c’était très tentant 😉

Les plages sont seulement à 3 km du centre-ville. Nous prenons notre courage à deux mains (traverser les carrefours n’est pas une mince affaire… personne ne regarde à droite et à gauche, tout le monde trace et étonnement, il n’y a pas d’accidents) et décidons de louer des vélos pour rejoindre An Bang, une petite plage un peu moins fréquentée par les touristes. Ce sont tout de même en majorité les occidentaux qui occupent les chaises longues sur la plage. Les femmes Viet’ ne s’exposent pas au soleil, le critère de beauté, ici, c’est la blancheur. Et même à moto ou dans la rue, elles se protègent du soleil. On les voit avec des gants, des chaussettes, chapeaux, etc. Pas un cm² n’est exposé au soleil alors qu’il fait 35°C. (Il faut souffrir pour être belle, n’est-ce pas ?)

Nous testons à plusieurs reprises les spécialités culinaires de la région : Cao Lao, white rose, wonton… Nous aurions bien aimé prendre quelques cours de cuisine mais ils s’enflamment complètement sur les prix et ne font pas tous les plats que l’on souhaiterait.

Nous passons une soirée avec deux couples de français et une canadienne que nous avons rencontré à l’hôtel et sur le chemin pour traverser la frontière Laos – Vietnam. Le courant passe bien, nous finirons dans la piscine de l’hôtel jusqu’à 4h du mat’ en essayant de ne pas réveiller tout l’hôtel et de se faire virer une 2nde fois… :/ La 1ère fois, nous avions demandé un reçu, les propriétaires de l’hôtel se sont vexés… Les Vietnamiens sont parfois susceptibles (et les Français aussi très chiants, enfin parait-il ;))

Nous profitons d’être Hoi An pour aller visiter My Son, une ancienne cité Cham (IVème – XIIIème siècle), classée au Patrimoine Mondiale de l’UNESCO. Nous nous levons aux aurores (4h30) pour éviter les touristes et la chaleur. Plutôt réussi, nous ne serons que 15 touristes ! Un peu déçue par cette cité où il ne reste finalement pas grand-chose, un bon nombre des tours ont été détruites lors de la guerre du Vietnam.

Maintenant, direction le nord du Vietnam pour Minh Binh, la baie d’Halong terrestre en sleeping bus.

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Hué

26 Avr

Nous débarquons donc à Hué, l’ancienne capitale impériale du Viêt Nam (1802-1954) construite sous la dynastie des Nguyen et classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Nous commençons par visiter la cité royale et la cité pourpre interdite. Puis le lendemain, nous prenons un tour d’une journée avec une agence de tourisme histoire de gagner un peu de temps. Nous embarquons à bord d’un bateau dragon sur le fleuve Sông Hương (rivières des Parfums) qui traverse et sépare la vieille ville au nord de la cité moderne au sud où nous logeons.

Au programme : visite d’une pagode Thien Mu et 3 différents tombeaux impériaux :  Minh Mang’s, Tu Duc et Khai Dinh.

Les tombeaux Minh Mang et Tu Duc sont construits plus ou moins de la même façon, de grands parcs avec des plans d’eau et paysages verdoyants. On retrouve une vaste esplanade avec les statues des mandarins et leurs montures, un pavillon et sa stèle narrant la biographie du souverain, le temple qui lui est dédié et enfin le tombeau.

Après cette journée culturelle (ça faisait longtemps), nous terminons notre journée par un excellent restaurant franco-vietnamien, La Carambole (10 plats au menu) avec un couple de français que nous avons rencontré lors de la journée. L’occasion de tester les spécialités culinaires de Hué. Un vrai régal.

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