Tag Archives: Flore

Haputale

25 Juil

Depuis Ella, nous rejoignons Haputale en train de montagne. Le trajet est agréable, nous roulons à flanc de colline entre les plantations de thé.

A Haputale, nous nous levons de bonne heure pour aller se balader dans les plantations de thé. Nous montons avec les locaux en minibus jusqu’à la fabrique de thé de Dambatenne, créée par Sir Thomas Lipton en 1890. Puis, depuis la fabrique, nous enchaînons avec un autre minibus (bondé de passagers, certains sont presque sur nos genoux) sur une petite route sinueuse serpentant au milieu des plantations de thé. On nous lâche quelques kilomètres plus loin et continuons notre ballade jusqu’au Lipton Seat, un endroit où Sir Thomas Lipton aimait venir pour admirer ses plantations et la vue sur la région. C’est vrai que le panorama est assez chouette, et nous avons beaucoup de chance, le ciel est bien dégagé même s’il est un peu brumeux (nous sommes en période de mousson), il nous empêche tout de même de voir la côte.

Nous redescendons ensuite à Dambatenne à pied, en empruntant de petits raccourcis à travers les théiers.

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Cameron Highlands

4 Juin

Après la jungle, nous sommes heureux à l’idée de retrouver un peu de fraîcheur (10 à-25°C) dans les hauteurs de Cameron Highlands (1500m). On peut ressortir les polaires !

Le chemin menant jusqu’à Tanah Rata, la station de montagnes nous change des paysages de palmiers à huile, nous empruntons une route sinueuse grimpant à travers la forêt tropicale pendant une soixantaine de km. Puis, au fur et à mesure, de nombreuses serres viennent remplacer la forêt tropicale, les Malaisiens profitent de ce microclimat pour cultiver des fruits et légumes en masse sous serres. Il y aurait 34 fermes sur quelques ha, ce qui dénature un peu ce paysage de montagnes. Plus loin, on découvre enfin d’immenses plantations de thé tapissant harmonieusement les flancs des collines, c’est très joli. En arrivant, nous n’avons qu’une envie, c’est de venir se balader dans les plantations et surtout de découvrir la fameuse Rafflesia, la plus grande fleur au monde (pouvant atteindre jusqu’à 1m de largeur).

Le lendemain matin, nous partons donc en excursion à la recherche de la Rafflesia accompagnés d’un guide et d’un Orang Asli (« hommes des origines » en malais = aborigène). Après 2h de marche, nous tombons sur deux belles fleurs : la 1ère à 3 jours et la 2nde à 5 jours. Et un peu plus loin, une autre complètement fanée (la fleur fane au bout de 6 jours). La pollinisation se fait par des mouches attirées par une odeur de viande en décomposition, mais à vrai dire, nous n’avons rien senti. On nous explique aussi que ce n’est pas une fleur à 100%, elle serait également très proche de la famille des champignons car elle n’est pas capable de faire de photosynthèse et elle ne pousse que sur la plante/bois qu’elle parasite. Sur le chemin du retour, je tombe deux fois… 2 grosses frayeurs ! Finalement plus de peur que de mal mais quand même deux bonnes douleurs aux genoux !

Dans la forêt, nous ne rencontrons pas d’animaux… Dommage, ils sont immédiatement tués par les Orang Ali, encore chasseurs bien que depuis qu’ils soient sédentarisés depuis quelques années. Le gouvernement les aide à s’intégrer dans la société (école gratuite, maisons construites par l’état) après conversion à l’Islam. Pour s’amuser, on nous fera tirer à la sarbacane!

Maintenant, direction la plantation de thé BOH. Enfin si le 4×4 veut bien ! Nous sommes en effet obligés de nous arrêter toutes les 2 minutes pour refaire les niveaux directement avec l’eau des rivières.

Enfin, arrivés à la plantation de thé BOH, le paysage est juste exceptionnel. Nous avons le droit à une courte visite sur le processus de production du thé. Puis c’est l’heure de la dégustation. Cameron Highlands est la plus grand région productrice de thé en Malaisie (Région découverte en 1883 par William Cameron, colon britannique. Il décide de développer les plantations de thé et cultures).

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Taman Negara

2 Juin

Après une journée de bus, nous arrivons en fin de journée à Kuala Tahan, une petite ville à l’entrée sud du parc du Taman Negara, la plus vieille jungle du monde : 130 millions d’années. C’est la pleine saison, peu de logements sont disponibles, nous partageons un dortoir avec Carlos, un mexicain vivant en France en vacances quelques semaines en  Malaisie.

A la tombée de la nuit, on ne manque pas de se faire dévorer par les moustiques. Quelques minutes plus tard, un orage éclate, il pleut désormais à verse…  (ça nous rassure pas trop pour notre trek demain). Nous allons tout de même dîner sur un des restaurants flottants de la rivière Tembeling. Nous nous mouillons les pieds en empruntant la petite passerelle à moitié sous l’eau, puis on s’installe à une table avec Carlos. Depuis le restaurant, on observe les allers et venues des bateaux transportant les passagers d’une rive à l’autre pour quelques ringgits.

Le lendemain matin, nous faisons le plein de calories au stand du coin en ville, au menu : roti banane/chocolat et bœuf/riz dans une feuille de banane. Seb fait quelques provisions, on ne sait jamais si on se perdait dans la forêt… 😉 Puis, en route ! Nous traversons la rivière, nous nous enregistrons auprès du parc et c’est parti pour 5h de marche dans la jungle!

On emprunte une petite passerelle sur 2 km jusqu’au Canopy Park (Ponts suspendus dans la jungle – qu’on ne fera pas), puis continuons notre chemin  jusqu’au sommet Bujit Teresik. Ça monte pas mal et le terrain est un peu glissant. Une heure plus tard, nous sommes au sommet et une belle vue sur le parc s’offre à nous. Nous continuons à nous enfoncer dans la jungle jusqu’au Tabin hide (sorte de petite planque où on peut s’abriter la nuit pour observer les animaux). Le terrain est plus humide, je ne manque pas de tomber à deux reprises dans la boue avec mes supers baskets qui n’ont plus d’adhérence (Eh oui, j’ai eu la super idée, de renvoyer mais chaussures de randonnée pour avoir un sac plus léger !) Les sangsues font leur apparition, elles nous assaillent, elles se fixent à nos chaussures et tentent à tout prix de se fixer à notre peau même à travers nos chaussettes. Difficile de s’arrêter  quelques secondes, elles arrivent à nous repérer  à une dizaine de centimètres. Nous tentons de ne pas trop regarder nos pieds, on verra bien en rentrant. Contrairement aux mecs, mon pied pisse le sang, j’en brule quelques-unes au briquet. On ne sent rien, ce n’est pas dangereux mais c’est vraiment dégueulasse !

La végétation est dense, on entend un fourmillement permanent et quelques oiseaux chantent mais impossible de les voir. Les animaux sont bien cachés, les seuls visibles sont les insectes ! Les plus présents : les fourmis. On en a le droit à toutes les tailles, les plus grosses faisant jusqu’à 1,5 cm. Nous n’aurons pas eu la chance de croiser de mille-pattes géants (10 à 15 cm).

Une fois arrivé au 2nd hide, nous faisons demi-tour, un panneau nous indique qu’il faut mieux être accompagné d’un guide au-delà de cette limite, plus vraiment de chemin et à vrai dire, on commence à être fatigués. Retour à l’hôtel et direction la douche, on pue la jungle !

Le lendemain, nous descendons la Tembeling River en bateau. Nous sommes tous assis au fond de la pirogue et regardons la jungle défiler jusqu’au Jetty et prendre notre bus pour Cameron Highlands.

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