Archive | juin, 2012

Yogyakarta

11 Juin

Après une petite halte à Jakarta où nous étions venus retrouver un ami de Seb qui ne sera malheureusement pas là et allés au Stadium, une des boites de nuit préférées de Seb où finalement je n’irai pas (suite à la rencontre avec des locaux et expat’ qui m’ont fait un peu peur sur le sujet à cause de descentes de flics fréquentes là-bas),  nous partirons pour Yoga.

Nous ferons malgré tout la tournée des bars et des boites de nuit de Jakarta mais nous hibernerons la majorité du temps au JW Mariott, un hôtel 5 étoiles que Seb réservera avec ses points memberships. C’est bon le luxe surtout quand il est gratuit ! Seb sera quand même déçu car il ne vaut pas le Shangri La, l’hôtel où il avait l’habitude de résider quand il venait pour le travail ici. Comment peut-il se plaindre après ces mois de backpackers et de nuit dans des dorms ou chambres plus que basiques. Enfin les hommes sont parfois difficiles à comprendre !

Retour rapide à la réalité du voyage avec le train de nuit en place assise (les trains couchettes n’existent pas) que nous prenons pour rejoindre Yogyakarta, une des plus grosses villes d’Indonésie. Par chance, peu de monde, nous pouvons nous allonger. Enfin… La tête calée sur l’accoudoir et les jambes en l’air en essayant de surveiller les sacs autant que possible. Autant vous dire que la nuit est courte !

Arrivés à 4h30, nous faisons une petite sieste avant de partir explorer la ville : le palais Kraton, les fabriques de batiks (technique d’impression d’étoffes) et ses centres d’arts et de marionnettes.

Le Lendemain,  nous partons aux aurores à la découverte d’un des plus grands monuments bouddhiste au monde, le temple Borobudur et le temple hindouiste Prambanan à 15 km de Yogyakarta.

Nous arrivons à Borodudur à 6h du matin, celui-ci est encore bien embrumé. Quelques touristes sont déjà là pour prendre les premiers clichés avec le lever du soleil. Depuis l’allée principale, on découvre cet énorme temple construit sur 3 niveaux : une base pyramidale comprenant cinq terrasses carrées, surmontée de 3 plates-formes circulaires et couronnée d’un impressionnant stupa. Sa particularité, ce sont les 72 stupas ajourés abritant des petites statues de Bouddha. Le temple a été classé comme site au Patrimoine l’UNESCO en 1991.

Construit au VIII et XIXème siècle à l’apogée de la dynastie Sailendra dans le centre de Java. Redécouvert en 1814 par le gouverneur britannique, Thomas Stamford Raffles (le fondateur de Singapour), celui-ci était totalement à l’abandon, caché durant des siècles sous des couches de cendres volcaniques et la végétation. Personne ne sait vraiment pourquoi il a été abandonné… Série d’éruptions volcaniques ? Conversion de la population à l’Islam au XVème siècle ? Déplacement du pouvoir local ?

Nous filons ensuite à Prambanan à 15 km de Yoyakarta. Ce temple indou est malheureusement moins bien conservé, celui-ci a été fortement affecté lors d’un tremblement de terre en 2006.

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Kuala Lumpur

6 Juin

Après avoir posé nos affaires dans un petit hôtel plutôt correct près de Chinatown et Merdaka Square, nous mangeons un bout dans un petit bouiboui indien. Le quartier est touristique mais pas forcément agréable. Les hommes regardent particulièrement les européennes (accompagnées ou non) avec insistance…

Nous partons tout de même  à la découverte de cette métropole. Nous commençons par Merdeka Square, la plus grande place de Kuala Lumpur où l’indépendance du pays fut proclamée en 1957, c’est aussi l’endroit où les gens font la fête lors de grands événements.

Depuis la place, on admire l’architecture de l’ancienne gare ferroviaire de style néo-mauresque et Masjid Jamek.

Puis, nous filons vers Little India, le quartier est très petit (alors qu’il paraît avoir beaucoup d’indiens ou d’origines indiennes à KL) et nous semble un peu fade et peu animé.

Nous passons ensuite par le marché de nuit à China Town, et comme dans les autres pays, ce sera le quartier des contrefaçons en tout genre…

On finira en beauté avec un satay celup et on fait notre premier fish spa au Central Market (pour seulement 1€/les 15 min).

Le lendemain, nous visitons la mosquée de Putrajaya, à une vingtaine de kilomètres de KL, où sont installés tous les ministères du pays. Cette nouvelle ville de fonctionnaires a à peine plus de 10 ans et sa construction a été en partie financée par la compagnie gazière et pétrolière nationale, Petronas.

Le soir, nous allons faire un tour du côté du Golden Triangle, le quartier animé de la ville. Nous nous retrouvons face à une énorme rue remplie de restaurants. Difficile d’en choisir un, comme souvent, ils se ressemblent tous… La devise tient toujours « Same Same But Different »

Nous nous arrêtons dans un bar pour un verre alcoolisé (parfois difficile de trouver même une bière en Malaisie), et rareté oblige celui-ci est aussi cher que ce que nous pourrions trouver dans un bar parisien.

Nous partons de Malaisie et de KLI sans avoir fait les tours Petronas. Mais nous espérons bien les faire lors de notre correspondance d’une journée à KL avant notre vol pour le Sri Lanka dans un mois.  Maintenant c’est l’Indo et plein de souvenirs pour Seb….

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Cameron Highlands

4 Juin

Après la jungle, nous sommes heureux à l’idée de retrouver un peu de fraîcheur (10 à-25°C) dans les hauteurs de Cameron Highlands (1500m). On peut ressortir les polaires !

Le chemin menant jusqu’à Tanah Rata, la station de montagnes nous change des paysages de palmiers à huile, nous empruntons une route sinueuse grimpant à travers la forêt tropicale pendant une soixantaine de km. Puis, au fur et à mesure, de nombreuses serres viennent remplacer la forêt tropicale, les Malaisiens profitent de ce microclimat pour cultiver des fruits et légumes en masse sous serres. Il y aurait 34 fermes sur quelques ha, ce qui dénature un peu ce paysage de montagnes. Plus loin, on découvre enfin d’immenses plantations de thé tapissant harmonieusement les flancs des collines, c’est très joli. En arrivant, nous n’avons qu’une envie, c’est de venir se balader dans les plantations et surtout de découvrir la fameuse Rafflesia, la plus grande fleur au monde (pouvant atteindre jusqu’à 1m de largeur).

Le lendemain matin, nous partons donc en excursion à la recherche de la Rafflesia accompagnés d’un guide et d’un Orang Asli (« hommes des origines » en malais = aborigène). Après 2h de marche, nous tombons sur deux belles fleurs : la 1ère à 3 jours et la 2nde à 5 jours. Et un peu plus loin, une autre complètement fanée (la fleur fane au bout de 6 jours). La pollinisation se fait par des mouches attirées par une odeur de viande en décomposition, mais à vrai dire, nous n’avons rien senti. On nous explique aussi que ce n’est pas une fleur à 100%, elle serait également très proche de la famille des champignons car elle n’est pas capable de faire de photosynthèse et elle ne pousse que sur la plante/bois qu’elle parasite. Sur le chemin du retour, je tombe deux fois… 2 grosses frayeurs ! Finalement plus de peur que de mal mais quand même deux bonnes douleurs aux genoux !

Dans la forêt, nous ne rencontrons pas d’animaux… Dommage, ils sont immédiatement tués par les Orang Ali, encore chasseurs bien que depuis qu’ils soient sédentarisés depuis quelques années. Le gouvernement les aide à s’intégrer dans la société (école gratuite, maisons construites par l’état) après conversion à l’Islam. Pour s’amuser, on nous fera tirer à la sarbacane!

Maintenant, direction la plantation de thé BOH. Enfin si le 4×4 veut bien ! Nous sommes en effet obligés de nous arrêter toutes les 2 minutes pour refaire les niveaux directement avec l’eau des rivières.

Enfin, arrivés à la plantation de thé BOH, le paysage est juste exceptionnel. Nous avons le droit à une courte visite sur le processus de production du thé. Puis c’est l’heure de la dégustation. Cameron Highlands est la plus grand région productrice de thé en Malaisie (Région découverte en 1883 par William Cameron, colon britannique. Il décide de développer les plantations de thé et cultures).

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Taman Negara

2 Juin

Après une journée de bus, nous arrivons en fin de journée à Kuala Tahan, une petite ville à l’entrée sud du parc du Taman Negara, la plus vieille jungle du monde : 130 millions d’années. C’est la pleine saison, peu de logements sont disponibles, nous partageons un dortoir avec Carlos, un mexicain vivant en France en vacances quelques semaines en  Malaisie.

A la tombée de la nuit, on ne manque pas de se faire dévorer par les moustiques. Quelques minutes plus tard, un orage éclate, il pleut désormais à verse…  (ça nous rassure pas trop pour notre trek demain). Nous allons tout de même dîner sur un des restaurants flottants de la rivière Tembeling. Nous nous mouillons les pieds en empruntant la petite passerelle à moitié sous l’eau, puis on s’installe à une table avec Carlos. Depuis le restaurant, on observe les allers et venues des bateaux transportant les passagers d’une rive à l’autre pour quelques ringgits.

Le lendemain matin, nous faisons le plein de calories au stand du coin en ville, au menu : roti banane/chocolat et bœuf/riz dans une feuille de banane. Seb fait quelques provisions, on ne sait jamais si on se perdait dans la forêt… 😉 Puis, en route ! Nous traversons la rivière, nous nous enregistrons auprès du parc et c’est parti pour 5h de marche dans la jungle!

On emprunte une petite passerelle sur 2 km jusqu’au Canopy Park (Ponts suspendus dans la jungle – qu’on ne fera pas), puis continuons notre chemin  jusqu’au sommet Bujit Teresik. Ça monte pas mal et le terrain est un peu glissant. Une heure plus tard, nous sommes au sommet et une belle vue sur le parc s’offre à nous. Nous continuons à nous enfoncer dans la jungle jusqu’au Tabin hide (sorte de petite planque où on peut s’abriter la nuit pour observer les animaux). Le terrain est plus humide, je ne manque pas de tomber à deux reprises dans la boue avec mes supers baskets qui n’ont plus d’adhérence (Eh oui, j’ai eu la super idée, de renvoyer mais chaussures de randonnée pour avoir un sac plus léger !) Les sangsues font leur apparition, elles nous assaillent, elles se fixent à nos chaussures et tentent à tout prix de se fixer à notre peau même à travers nos chaussettes. Difficile de s’arrêter  quelques secondes, elles arrivent à nous repérer  à une dizaine de centimètres. Nous tentons de ne pas trop regarder nos pieds, on verra bien en rentrant. Contrairement aux mecs, mon pied pisse le sang, j’en brule quelques-unes au briquet. On ne sent rien, ce n’est pas dangereux mais c’est vraiment dégueulasse !

La végétation est dense, on entend un fourmillement permanent et quelques oiseaux chantent mais impossible de les voir. Les animaux sont bien cachés, les seuls visibles sont les insectes ! Les plus présents : les fourmis. On en a le droit à toutes les tailles, les plus grosses faisant jusqu’à 1,5 cm. Nous n’aurons pas eu la chance de croiser de mille-pattes géants (10 à 15 cm).

Une fois arrivé au 2nd hide, nous faisons demi-tour, un panneau nous indique qu’il faut mieux être accompagné d’un guide au-delà de cette limite, plus vraiment de chemin et à vrai dire, on commence à être fatigués. Retour à l’hôtel et direction la douche, on pue la jungle !

Le lendemain, nous descendons la Tembeling River en bateau. Nous sommes tous assis au fond de la pirogue et regardons la jungle défiler jusqu’au Jetty et prendre notre bus pour Cameron Highlands.

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