Archive | avril, 2012

Hoi An

28 Avr

Nous décidons de passer le weekend du 1er mai (aussi férié pour les Vietnamiens) à Hoi An à 150 km de Hué). Un coup de cœur pour cette charmante petite ville côtière qui a su préserver son architecture traditionnelle : anciennes maisons basses aux façades colorées et aux balcons en bois. Le soir, c’est assez féerique, les rues et maisons sont décorées de lampions de toutes les couleurs, nous avons l’impression de remonter dans le temps.

Hoi Han est aussi très touristique, on retrouve un bon nombre de boutiques de souvenirs. Lorsque l’on se balade en ville, il est difficile de ne pas se faire aborder par les commerçants «  «Hello, buy something ? », « Cold water ? », « Boat for one hour ? », You want a motorbike ? », “Eat something?” et j’en passe, c’est parfois épuisant….

Hoi An… Un paradis pour les filles ! La ville est connue pour ses tailleurs sur mesure, il y en a à tous les coins de rue. Il est très facile de se faire confectionner une robe sur mesure pour quasiment rien (entre 15 et 25€). Ils reproduisent tout… même les robes de couturiers (sur photo) et en un temps record. Et, pareil pour les chaussures, quelques modèles sont présentés en magasins, puis possibilité de faire ses créations. Nous n’avons pas craqué même si c’était très tentant 😉

Les plages sont seulement à 3 km du centre-ville. Nous prenons notre courage à deux mains (traverser les carrefours n’est pas une mince affaire… personne ne regarde à droite et à gauche, tout le monde trace et étonnement, il n’y a pas d’accidents) et décidons de louer des vélos pour rejoindre An Bang, une petite plage un peu moins fréquentée par les touristes. Ce sont tout de même en majorité les occidentaux qui occupent les chaises longues sur la plage. Les femmes Viet’ ne s’exposent pas au soleil, le critère de beauté, ici, c’est la blancheur. Et même à moto ou dans la rue, elles se protègent du soleil. On les voit avec des gants, des chaussettes, chapeaux, etc. Pas un cm² n’est exposé au soleil alors qu’il fait 35°C. (Il faut souffrir pour être belle, n’est-ce pas ?)

Nous testons à plusieurs reprises les spécialités culinaires de la région : Cao Lao, white rose, wonton… Nous aurions bien aimé prendre quelques cours de cuisine mais ils s’enflamment complètement sur les prix et ne font pas tous les plats que l’on souhaiterait.

Nous passons une soirée avec deux couples de français et une canadienne que nous avons rencontré à l’hôtel et sur le chemin pour traverser la frontière Laos – Vietnam. Le courant passe bien, nous finirons dans la piscine de l’hôtel jusqu’à 4h du mat’ en essayant de ne pas réveiller tout l’hôtel et de se faire virer une 2nde fois… :/ La 1ère fois, nous avions demandé un reçu, les propriétaires de l’hôtel se sont vexés… Les Vietnamiens sont parfois susceptibles (et les Français aussi très chiants, enfin parait-il ;))

Nous profitons d’être Hoi An pour aller visiter My Son, une ancienne cité Cham (IVème – XIIIème siècle), classée au Patrimoine Mondiale de l’UNESCO. Nous nous levons aux aurores (4h30) pour éviter les touristes et la chaleur. Plutôt réussi, nous ne serons que 15 touristes ! Un peu déçue par cette cité où il ne reste finalement pas grand-chose, un bon nombre des tours ont été détruites lors de la guerre du Vietnam.

Maintenant, direction le nord du Vietnam pour Minh Binh, la baie d’Halong terrestre en sleeping bus.

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Hué

26 Avr

Nous débarquons donc à Hué, l’ancienne capitale impériale du Viêt Nam (1802-1954) construite sous la dynastie des Nguyen et classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Nous commençons par visiter la cité royale et la cité pourpre interdite. Puis le lendemain, nous prenons un tour d’une journée avec une agence de tourisme histoire de gagner un peu de temps. Nous embarquons à bord d’un bateau dragon sur le fleuve Sông Hương (rivières des Parfums) qui traverse et sépare la vieille ville au nord de la cité moderne au sud où nous logeons.

Au programme : visite d’une pagode Thien Mu et 3 différents tombeaux impériaux :  Minh Mang’s, Tu Duc et Khai Dinh.

Les tombeaux Minh Mang et Tu Duc sont construits plus ou moins de la même façon, de grands parcs avec des plans d’eau et paysages verdoyants. On retrouve une vaste esplanade avec les statues des mandarins et leurs montures, un pavillon et sa stèle narrant la biographie du souverain, le temple qui lui est dédié et enfin le tombeau.

Après cette journée culturelle (ça faisait longtemps), nous terminons notre journée par un excellent restaurant franco-vietnamien, La Carambole (10 plats au menu) avec un couple de français que nous avons rencontré lors de la journée. L’occasion de tester les spécialités culinaires de Hué. Un vrai régal.

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Champasak

24 Avr

Avant de partir au Vietnam, nous nous arrêtons à Champasak pour visite le Vat Phou qui signifie « temple de la montagne » est un ensemble hindouiste d’architecture khmère. Sa fondation daterait du Vème donc plus ancien que les cités d’Angkor mais bien plus petit. Nous sommes que 3 à nous y arrêter : une écossaise et nous deux. Le chemin jusqu’à l’hôtel Anouxha est long… nous marchons un ou deux kilomètres sous un soleil de plomb avec nous backpacks sur le dos, nous n’en pouvons plus à l’arrivée… Toutefois, dans la foulée, le gérant de l’hôtel nous arrange un tuktuk pour visiter le temple à 8 km de la ville. Nous sommes ravis, pas de perte de temps, nous pourrons repartir dès le lendemain matin pour traverser la frontière.

Le lendemain. Lever : 5h30. Retour à Paksé  – Direction Hué, Vietnam.

Nous arrivons juste en temps et en heure à Paksé pour le départ des bus vers le Vietnam. Nous n’avons pas trop le choix des bus, nous prenons un bus local. Juste le temps de prendre du sticky rice  (à 20 cts d’euro) en guise de petit déjeuner, et hop, c’est parti ! Nous ne sommes pas déçus, une fois à bord… Nous voyageons fenêtres ouvertes, possibilité de fumer dans le bus… Bref, on mange de la poussière. Durée du voyage estimée : 12h. On n’échappe pas à la panne de moteur sur le chemin. 3h à attendre sous un arbre sans aucune explication (normal, personne ne parle anglais). Finalement, on traversera la frontière avec pas mal de stress. On réquisitionne nos passeports dans le bus, on nous lâche entre deux frontières en attendant qu’on nous rende nos papiers pour traverser la suivante. Entre temps, il faut donner un petit billet aux douaniers dans le passeport (Arghh!!). Bien entendu, le bus a déjà traversé la frontière avec les bagages… On se dit qu’il peut se casser sans nous…  Finalement tout se passe bien mais un peu stressant tout de même…

Nous sommes déçus par l’accueil des vietnamiens à la ville frontière. L’établissement où le bus s’arrête pour diner ne veut pas nous servir… Ils ne tentent pas de nous comprendre même si on montre du doigt ce que l’on veut et en disant « Same ! Same ! » Les gens ne font pas la queue et nous passent devant… (En Asie, il faut jouer du coude…:/)  Le sourire des Lao nous manque déjà mais bon nous sommes à une frontière, toujours désagréable L

On arrivera finalement à 23h à Hué au lieu de 20h. Comme d’habitude, on nous lâche n’importe où… Pas facile de se repérer à cette heure-là. Les taxi motos se foutent ouvertement de nous avec un large sourire pour nous emmener en centre-ville pour un prix extravagant. On paiera tout de même un taxi à 8$ à 4 pax pour 2km ! L’arnaque ! Heureusement, on ne galère pas pour l’hôtel !

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Les 4 000 islands

21 Avr

Les 4000 îles sont situées sur le Mékong au sud du Laos. A cet endroit le fleuve peut faire jusqu’à 14 km de large, et durant la saison sèche, on y découvre des milliers d’îles. On y retrouve 3 îles majeures « Don Khong », « Don Khon », « Don Det » et c’est sur cette dernière que nous avons décidé de séjourner. Nous nous installons donc dans un petit bungalow spartiate mais avec des hamacs et vue sur le Mékong.

Dès le lendemain, nous louons des vélos pour faire le tour de l’île et rejoindre l’île voisine : Don Khon. Nous devons passer par le seul pont existant où il y a un droit de passage (Les ponts sont souvent payants au Laos ;)). Les îles sont très tranquilles, pas de voitures uniquement des vélos, des scooters sur des chemins de terre et des bateaux pour assurer le transport de personnes et de marchandises. L’ancienne voie de chemin de fer rappelle la présence coloniale française. Les animaux se promènent en liberté, il n’est pas rare de faire des écarts sur le chemin pour ne pas écraser les volailles. Les maisons bordent le Mékong, les rizières sont à l’intérieur de l’île mais sont asséchées à cette période de l’année. Il fait vraiment très chaud… Sans rien faire, on sue à grosses gouttes. On se lève donc généralement très tôt pour se balader et la sieste dans les hamacs s’impose l’après-midi.

Nous rejoignons d’abord la pointe sud de Don Khon où nous admirons le panorama : le Mékong est  très large à cet endroit et est parsemé de petits îlots. Nous observons le large en espérant voir quelques dauphins de l’Irrawaddy mais en vain. Nous filons ensuite vers les chutes d’eau de Li Phi. Nous descendons ensuite jusqu’à la plage où de nombreux canoë-kayaks partent en excursion sur les rapides du Mékong. Nous les laissons partir puis nous baignons une petite heure histoire de nous rafraîchir. Nous ne sommes pas trop rassurés et restons près du bord, les courants sont forts et peuvent nous emmener assez rapidement (apparemment quelques touristes se sont déjà noyés par le passé). Nous passons la fin de l’après-midi dans un restaurant sur pilotis au bord de l’eau.

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Le Plateau des Bolovens

19 Avr

Arrivés à Paksé, grande ville de province sans charme, nous optons pour une excursion d’une journée pour visiter le plateau des Bolovens, connu pour ses plantations de café mais aussi pour être l’une des plus belles régions du pays. De nombreux touristes louent une moto sur plusieurs jours mais nous ne sommes pas encore totalement à l’aise à l’idée d’en louer une pour le moment.

Le long de la route qui nous amène à notre 1er arrêt : plantation de thé, on aperçoit de nombreuses autres plantations tels que tecks, hévéas, bananiers et riz. On se balade entre les théiers et on nous explique rapidement comment se passe la récolte et le processus de séchage.

Nous nous arrêtons un peu plus tard dans une plantation de café où ils cultivent le robusta et l’arabica. Nous apprenons que ce sont les français qui ont introduit les caféiers au début du XXème siècle sur cette terre fertile et aujourd’hui, la culture du café représente un revenu considérable pour les familles de la région.

Quelques kilomètres plus tard, nous nous arrêtons à la cascade Tad Fan, l’une des plus hautes du pays (200m). Assez impressionnante, nous nous renseignons rapidement s’il est possible de descendre jusqu’en bas mais on nous dit qu’il est quasiment impossible d’y accéder. Pas de réel chemin.

Sur notre parcours, nous avons la chance de rencontrer deux minorités ethniques : les Alak et les Katu, connus au Laos pour leur sacrifice annuel de buffle d’eau qui a en général lieu pendant la pleine lune de mars (dommage, nous arrivons un mois trop tard). Grâce à notre guide, nous avons la chance d’échanger un peu avec eux, il fait office d’interprète. A priori, la région est peuplée de différents groupes ethniques (Les Laven (Bolavens signifie «lieu des Laven»), les Alak, les Katu, les Ta’oy et les Suay.

Lorsque nous arrivons dans les villages, nous nous faisons accueillir par les sourires des enfants et tentent d’échanger quelques mots avec nous, principalement « Hello ». Ils sont adorables, on les voit également se laver sous la pompe à eau qu’ils arrivent à peine à faire fonctionner. Les adultes se reposent ou travaillent à l’ombre sous leurs maisons à pilotis en bois. Leurs habitations sont très sommaires, on ressent bien la pauvreté mais la joie de vivre est omniprésente. Notre guide nous explique une autre coutume des Katu, c’est la fabrication de leurs cercueils en bois, ils reposent là à côté des maisons en attendant le prochain défunt de la famille. Aujourd’hui, ils ont tendance à être remplacés par de simples cercueils en béton, moins onéreux à la fabrication. Nous n’aurons pas eu la chance de rencontrer des femmes tatouées sur le visage, une autre coutume qui disparaît encore peu à peu avec le temps.

Nous reprenons ensuite la route pour découvrir les chutes d’eau de la région. Nous nous rafraichissons une heure à la cascade Tad Hang, superbes chutes formant trois cascades. Nous ne pourrons nous baigner car le débit est trop fort. Dommage car c’était bien tentant !

Nous faisons enfin notre dernier arrêt à la cascade Phaxuam Cliff. On se rend face à la cascade en empruntant un pont suspendu en bambou. Nous terminons notre excursion par la visite d’un village où les différents types d’habitation des différentes ethnies sont reconstitués.

Nous profitons d’être à Paksé pour faire notre visa pour le Vietnam. Seb fait à nouveau un tour chez le barbier du coin pour être présentable, nous enfilons nos plus belles fringues et direction le consulat. A priori, l’apparence compte beaucoup… Bref, il nous le délivre en 20 min et surtout 10 min avant la fermeture ! Que rêver de mieux !

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Un aller-retour à Bangkok

13 Avr

Nous retrouvons JC, un très bon ami de Paris et Maria pour Songkran, le nouvel an bouddhique (la fête de l’eau). Pendant 3 jours, c’est la fête un peu partout au Laos, Cambodge, Thaïlande, etc… Traditionnellement, les gens rentrent dans leur famille et font acte de respect envers leurs aînés en leur versant un peu d’eau parfumée sur les mains. Aujourd’hui,  cette fête est devenue un prétexte pour organiser de gigantesques batailles d’eau. Sur les trottoirs, des stands de pistolets à eau s’installent à un peu partout. Les jeunes gens défilent dans la rue et vous souhaitent la bonne année en vous aspergeant d’eau avec un pistolet et vous appliquent du talc sur le visage. A certains endroits, ce ne sont plus des seaux d’eau qui vous sont lancés, ils y vont directement à la pompe à incendie. Les gens dansent au rythme de la musique, c’est la fête ! Sur la route, les passagers à l’arrière du pick-up dégainent leurs pistolets dès qu’ils passent à côté de vous. Impossible de ne pas revenir à l’hôtel sans être complétement mouillés et barbouillés de talc sur le visage. L’ambiance est bon enfant  mais au bout de deux jours, on décide d’hiberner à l’hôtel. Par chance, ce dernier a une piscine bien agréable sur le toit.

Quelques jours plus tard, nous nous séparons tous. Julie prend son vol retour pour Paris. Maria nous fait une grosse frayeur sur le chemin du départ. Elle se fait faucher par un scooter en traversant la rue, les secours arrivent quelques minutes plus tard. Heureusement que des contusions.

Nous reprenons notre route vers le Laos en train de nuit (en lit couchette, plutôt confortable mais il nous manque la clim’) jusqu’à Ubon Ratchadani, puis bus jusqu’à Pasksé.

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Vientiane

12 Avr

Nous rejoignons ensuite Vientiane, la capitale du Laos. Il fait beaucoup trop chaud,  environ 35°C.  Nous sommes un peu déçus par la ville rien de charmant mais en même on s’y attendait, des touristes nous avaient prévenu. Nous faisons tout de même un rapide tour à pied dans la ville histoire de prendre un peu nos repères. Nous rejoignons les rives Mékong pour le coucher de soleil. Nous sommes en saison sèche et le fleuve très large à cet endroit est à moitié à sec, on arrive à peine à le voir :/

Nous tentons de diner à un marché de nuit, une fois sur place, nous changeons d’avis, les pâtes de poulets en brochette, les grillades d’abats, ce n’est pas trop notre truc. On opte pour un restaurant bien occidental.

Le lendemain, nous décidons de marcher jusqu’au célèbre Arc de Triomphe Lao, le Patuxai, construit avec du ciment américain qui était censé servir à la construction d’un aéroport. :/ A défaut de ne jamais avoir monté sur celui de Paris, je grimpe rapido en haut de celui-ci. Seb et Julie m’attendent en bas à l’ombre. La vue est jolie mais rien d’exceptionnel.

Puis, direction vers le Phat That Luang, monument national le plus important du Laos. Recouvert d’or, il symbole à la fois le Bouddhisme et la souveraineté.

Nous nous arrêtons ensuite au Vat Si Saket, le plus ancien temple de la ville (1824). Les fresques à l’intérieur sont splendides mais pas possibilité de prendre de photos…  Le temple est entouré d’un cloître qui a la particularité d’abriter des milliers de statuettes de Bouddha qui sont disposées deux par deux dans des niches creusées dans le mur.

Avant de partir pour Bangkok, on se fera une petite halte au restaurant l’Alsace, le temps de déguster une bonne tranche de pâté de campagne. Je n’avais jamais autant apprécié le pâté. La cuisine française nous manque parfois !

Le soir, nous partons en direction de Bangkok via un bus Super Vip. C’est la « classe à Dallas », nous n’avons jamais eu de bus aussi luxueux : TV individuelle avec large sélection de films, wifi, etc…

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